02 septembre 2008
Appel à l'union de la part de Jean-Christophe Cambadelis
Travaillons
à l’unité !
Mes
amis, de grâce, n’ajoutons pas à l’image déplorable de La Rochelle, à cet
entrechoc de personnalités et d’ego, le spectacle désolant de notre implosion.
Que
s’est il passé ?
Vendredi
soir, les militants de Socialisme et Démocratie, de « Rénover maintenant »
réunis dans la contribution « Besoin de gauche » ont démontré leur
dynamisme, leur enthousiasme, leur fraternité, leur préférence pour le Premier
Secrétaire, leur envie de ne pas en faire un préalable et leur démarche pour
reconstruire le Parti Socialiste.
Je
suis persuadé que nous touchons au but et c’est pour cela que l’appareil du
parti se déchaîne. Il s’agit de maintenir le statu quo aimablement intitulé
depuis le Congrès de Brest « le rassemblement majoritaire » et au
bout, il y a une majorité dite centrale, sous pavillon Hollandais.
Alors,
il serait incroyable, au moment où nous sommes en train de réaliser un
dépassement que nous débouchions sur une soustraction. Elle signifierait, soyez
en certain, une évaporation.
Essayons
de reprendre le fil du débat dans la sérénité… des gestes ont blessé ?
Parlons-en ! Des initiatives ont été mal interprétées, évoquons-les !
Il
y a eu des ambiguïtés, explorons les !
Sereinement
et calmement.
On
ne peut pas prétendre rassembler et diriger le parti socialiste et ne pas être
capable de nous rassembler.
De
quoi s’agit-il ?
En
juillet nous avons signé un texte de fusion avec Martine Aubry qui devait être
acté à la Rochelle. Ce que nous avons fait. C’est la garantie de la ligne réformiste
de la motion. Elle n’est évidemment pas exclusive d’autres rapprochements,
maintenant que ceux-ci ont été balisés et hiérarchisés dans notre Assemblée
Générale.
Dans
ces conditions, il ne me paraissait pas inutile d’expliquer aux amis de Laurent
Fabius qu’ils ne seraient pas dans notre fusion avec Martine Aubry mais qu’ils
n’étaient pas ostracisés.
A
l’occasion de cette rencontre, un malheureux concours de circonstance a
provoqué une lecture dommageable et produit la réaction que l’on sait. Mais nul
n’ignorait ce déjeuner.
Soyons
clair, il s’agit de construire un nouvel alliage pour une nouvelle époque sur
les bases que nous nous sommes fixées.
Il
n’y aura pas de renouveau si le Parti Socialiste perdure à vivre dans les
clivages d’hier pour aborder les défis de demain.
Construire
le renouveau nécessite de réunir ceux qui se sont opposés dans les trois grands
traumatismes du Parti Socialiste : Le Congrès de Rennes, le Référendum sur
la Constitution européenne et la désignation de Ségolène Royal.
C’est
le sens de notre feuille de route lors de l’Assemblée Générale à partir d’un
cœur qui est notre rapprochement avec Martine Aubry.
Depuis
un an, je me suis attaché, même lorsque ce ne fut pas agréable pour mon amour
propre, à promouvoir une démarche d’union. J’ai pris soin de défendre nos
intérêts généraux, j’ai veillé à notre construction et je n’ai pas réagi ou sur
réagi à la déclaration de candidature en août 2007 de Pierre Moscovici, ni au pas
de deux avec Ségolène Royal, ni même, aux rencontres avec les amis de la «
Ligne Claire » qui visaient à asseoir la candidature de Pierre alors que
nous venions de signer une déclaration d’intention commune avec Martine Aubry.
J’ai
toujours dit et écrit dans nos textes, et même dans le texte de fusion avec Martine
Aubry que s’il y avait évidemment une préférence de courants, la question du
Premier Secrétaire ne pouvait être un préalable.
Je
pense que cette question est quand même à la base de bien des tensions entre
nous.
Quant
à la fusion Martine Aubry, la « Ligne Claire » et nous, elle se heurte
chacun le sait au fait que Martine Aubry à toujours souhaité fusionner d’abord
avec nous, avant d’envisager le reste. Elle nous l’avait clairement dit en juillet.
Et c’est ce qu’elle a précisé à Dominique Strauss- Kahn en août qui a approuvé ce
rapprochement. Bref, il s’agissait de commencer par Martine Aubry, et pas par
la « Ligne Claire », au prétexte que ces derniers, étaient favorables
à notre premier signataire.
Honnêtement,
je pensais que cette démarche avait été exposée aux animateurs de la « Ligne
Claire ».
Je
veux bien comprendre que l’épisode de samedi donnant l’impression de blesser ait
pu choquer. Il fut à l’évidence mal géré.
Mais
la fusion avec Guérini - Colomb, dans une motion « post Strauss- khanienne »
comme le dit Libération aujourd’hui,
n’est pas notre décision de vendredi soir.
Bon,
parlons-nous !
Rien
d’irréparable n’a été commis.
Franchement !
Quand on est d’accord à peu près sur tout, y compris la distance vis-à-vis de la
présidentialisation du parti et que le débat porte sur le « tous
ensemble » de Martine et le : « les uns, puis les autres» de
Pierre, cela devrait être surmontable avec un peu d’imagination. Il y a quand
même au bout un « nouvel Epinay » du Parti Socialiste.
Je
fais appel à notre intelligence collective pour surmonter et gagner.
Amitiés,
Jean-Christophe
Cambadélis
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